by Dr Gervais Kamga | 19 Oct 2026 | Astuces pour Parents
Planning devoirs à imprimer : aider votre enfant à s’organiser au collège
Notre planning de devoirs à imprimer aide votre enfant à voir quoi faire, quand commencer et quels contrôles préparer.
Téléchargez la feuille et son exemple rempli : un stylo suffit pour organiser sa semaine ensemble.
Vous y trouverez les sept jours, des cases à cocher et un espace pour les travaux à rendre. Une seule feuille à utiliser, sans multiplier les tableaux.
Pourquoi l’organisation des devoirs au collège peut être difficile
Votre enfant connaît sa leçon, mais oublie un devoir ? Il reste devant son cahier sans commencer ? Savoir apprendre et savoir s’organiser sont deux compétences différentes.
La psychologue Adele Diamond explique que les capacités qui permettent de retenir une consigne, de résister aux distractions et de planifier se développent pendant l’enfance et l’adolescence.
L’organisation au collège requiert donc encore un apprentissage.
Un planning rend les tâches visibles, sans avoir à garder toute la semaine en tête.
Chez Move to Top, Logan, 13 ans et demi, racontait qu’en rentrant de l’école, il ne savait pas quoi faire en premier. Il jouait avec sa calculatrice et repoussait le travail.
La charge lui semblait énorme, alors qu’elle ne l’était pas toujours.
Si votre enfant ne veut pas faire ses devoirs, cherchez ce qui bloque : comprendre, commencer, s’organiser ou voir l’intérêt du travail.
Ce qu’un planning de devoirs peut vraiment changer
Un planning de devoirs maison sert à repérer un oubli, préparer un contrôle à l’avance et choisir une première tâche.
Ces compétences peuvent s’enseigner.
Dans une étude sur un programme d’organisation destiné à des collégiens avec un TDAH, Joshua Langberg et ses collègues ont observé des progrès rapportés par les parents concernant l’organisation et les devoirs.
Il s’agissait d’un accompagnement structuré, pas d’une feuille distribuée seule.
Notre tableau d’organisation des devoirs permet de pratiquer. Il ne garantit pas de meilleures notes.
Pour voir aussi les activités et rendez-vous, notre planning de semaine pour enfant offre une vue plus générale. Choisissez le support qui répond à votre besoin, sans recopier les mêmes informations partout.
Comment remplir le planning collège ensemble

Prenez l’agenda ou le cahier de textes numérique, puis remplissez la feuille avec votre enfant.
1. Repérez les moments disponibles.
Tenez compte du retour à la maison, du sport, des repas et du repos. Un soir chargé doit rester léger. Gardez une marge pour les imprévus.
2. Notez les échéances.
Dans « À anticiper », inscrivez les contrôles et travaux à rendre, y compris ceux de la semaine suivante.
3. Transformez chaque devoir en action.
« Français » reste vague. Écrivez « Faire les exercices 2 et 3 ». Pour un exposé, séparez les étapes : chercher les idées, préparer le plan, puis s’entraîner.
4. Placez le travail avant sa date de rendu.
Un devoir à rendre jeudi peut commencer mardi. La date limite indique quand terminer ; la case du jour indique quand travailler.
5. Choisissez un créneau réaliste.
Demandez : « Quand peux-tu commencer ? De combien de temps penses-tu avoir besoin ? » Ajustez selon le temps réellement pris.
Dans « Mon objectif », choisissez une petite action, comme commencer les révisions lundi. C’est une façon concrète d’apprendre à atteindre ses objectifs.
Les trois lignes par jour sont des espaces disponibles, pas un nombre obligatoire de devoirs.
Pour commencer, prévoir un signal précis

« Je travaillerai ce soir » laisse encore beaucoup de décisions à prendre.
Essayez plutôt : « Après mon goûter, je m’assieds à mon bureau et je commence l’exercice de maths. »
Les psychologues Peter Gollwitzer et Paschal Sheeran ont étudié ces plans précis, qui relient une situation à une action.
Leur synthèse montre qu’ils facilitent le passage à l’action dans différents domaines. Ce principe peut s’adapter aux devoirs.
Préparez le matériel nécessaire. Si les écrans interrompent les séances, convenez de règles simples ; notre planning du temps d’écran à imprimer peut soutenir cette discussion.
Préparer les contrôles sur plusieurs jours
Un planning d’organisation des devoirs au collège doit prévoir les leçons, pas seulement les exercices écrits.
Pour un contrôle vendredi, votre enfant peut noter :
- Lundi : comprendre la première partie du chapitre.
- Mercredi : répondre à quelques questions sans regarder le cours.
- Jeudi : vérifier ses réponses et reprendre ses erreurs.
La synthèse du psychologue John Dunlosky et de ses collègues souligne l’intérêt de répartir les séances et de se tester pour apprendre.
Relire plusieurs fois n’apporte pas les mêmes bénéfices de façon aussi régulière.
Prévoyez une action précise : « Répondre à cinq questions » plutôt que « Réviser l’histoire ».
Aider votre enfant sans gérer chaque devoir
Pour utiliser le planning, laissez votre enfant écrire, proposer ses créneaux et cocher ses tâches.
Faites-le ensemble au départ, puis réduisez votre aide selon ses progrès.
La recherche d’Erika Patall, Harris Cooper et Jorgianne Robinson montre que les façons d’aider aux devoirs n’ont pas toutes les mêmes liens avec la réussite.
Un cadre clair présente notamment des liens plus favorables que certaines autres formes d’implication.
Notre guide des devoirs à la maison aide à adapter votre présence à l’autonomie de votre enfant.
La mère de Logan décrit un changement concret : il écrivait ses tâches avec des horaires, puis les barrait au fur et à mesure.
Elle n’avait plus besoin de consulter son agenda. Cela s’inscrivait dans son accompagnement en coaching.
Si le planning ne tient pas, ajustez-le
Une tâche reste inachevée ? Cherchez pourquoi : durée sous-estimée, consigne mal comprise, fatigue ou besoin d’aide. Déplacez-la vers un créneau possible.
En fin de semaine, demandez : « Qu’est-ce qui nous aiderait la semaine prochaine ? »
Si les devoirs restent très longs ou douloureux, échangez avec l’enseignant. Un coach scolaire peut aussi accompagner l’apprentissage de l’organisation et des méthodes de travail.
Le but du planning est que votre enfant apprenne à préparer son travail, puis à l’ajuster.
by Dr Gervais Kamga | 12 Oct 2026 | Astuces pour Parents
Planning semaine enfant : un kit à imprimer pour les 6-12 ans
Voici un planning simple de la semaine pour un enfant, pour voir les activités, les devoirs et les affaires à préparer, tout en gardant du temps libre.
Quels jours faut-il prendre les affaires de sport ? Quand commencer les devoirs à rendre jeudi ? Qu’est-ce qui est prévu ce week-end ? Un planning visible permet de retrouver ces informations au même endroit.
Télécharger notre kit de planning semaine pour enfants, qui propose deux modèles pour les enfants de 6 à 12 ans.
Vous choisissez celui qui lui convient, imprimez une page et la remplissez ensemble. Un stylo suffit, mais le kit propose aussi des cartes à découper si vous en avez besoin.
Quel planning choisir pour votre enfant ?
Le meilleur modèle est celui que votre enfant peut comprendre et remplir. L’âge donne un repère, mais vous pouvez choisir selon sa façon de lire, d’écrire et de s’organiser.
|
Pour les 6–8 ans |
Pour les 9–12 ans |
| Présentation |
Des repères visuels et trois moments de la journée |
Une présentation sobre et trois catégories |
| Les lignes du planning |
Matin, après-midi, soir |
Cours / journée, devoirs / à rendre, activités / temps libre |
| Comment le remplir |
Écrire, dessiner ou ajouter une carte |
Écrire les événements, les échéances et les horaires utiles |
| Les rappels |
Les affaires à préparer et un moment pour soi |
Les affaires à préparer, trois priorités et un moment pour soi |
Les deux modèles couvrent la semaine du lundi au dimanche. Ils gardent des cases blanches pour écrire librement et un espace « À préparer / ne pas oublier ».
Pour un planning hebdomadaire pour un enfant scolaire, vous pouvez commencer par les jours de classe, les devoirs et les activités régulières.
Ajoutez ensuite les sorties et les moments en famille, sans chercher à remplir toutes les cases.


Que contient le kit?
Le kit comporte six pages utiles. Vous pouvez imprimer uniquement celles dont vous avez besoin.
- Le planning 6–8 ans. Une semaine répartie entre le matin, l’après-midi et le soir, avec de la place pour écrire ou dessiner.
- Le planning 9–12 ans. Une semaine organisée par catégories : cours, devoirs et activités. Votre enfant peut ajouter une heure ou une date de rendu.
- Les cartes d’activités. Des repères illustrés pour l’école, les devoirs, le sport, la musique, les sorties ou le repos. À utiliser si votre enfant aime manipuler son planning.
- Les cartes personnalisables. Des cartes vierges pour vos propres activités, personnes et rappels, ainsi que des repères « Aujourd’hui ».
- Un exemple rempli. Une semaine avec des engagements, du temps libre et des cases laissées vides, pour vous aider à démarrer.
- Une notice pour les parents. Les étapes pour imprimer, remplir et utiliser le planning à la maison.
Les deux premières pages sont des alternatives : votre enfant n’a pas besoin d’utiliser les deux. Les versions couleur et économe en encre contiennent les mêmes informations.
Comment utiliser le planning dès aujourd’hui ?
Imprimez votre planning de semaine et remplissez-le au stylo : aucun découpage nécessaire.
Vous pouvez commencer avec une seule feuille A4 et ce que vous avez déjà à la maison : un crayon, un stylo ou un feutre fin.
1. Choisissez et imprimez votre modèle
Imprimez la page 1 pour le modèle 6–8 ans ou la page 2 pour le modèle 9 -12 ans. Sélectionnez le format A4, l’orientation paysage et « Taille réelle » ou « 100 % ».
La version économe en encre convient à une impression en noir et blanc. Vérifiez simplement que les sept jours sont bien visibles.
2. Notez ensemble les moments importants
Commencez par les événements connus : école, entraînement, cours de musique, rendez-vous ou visite chez un proche.
Pour les devoirs à la maison, indiquez ce qui aide vraiment votre enfant : « poésie pour jeudi », « lecture » ou « préparer l’exposé ». Vous pouvez noter quand s’y mettre, en plus de la date de rendu.
Un planning enfant pour la semaine peut rester très simple. Quelques repères suffisent pour démarrer ; vous ajouterez des détails si votre enfant en a besoin.
3. Ajoutez les affaires à préparer
Dans « À préparer / ne pas oublier », notez les rappels concrets : tenue de sport, livre à rapporter, matériel pour une sortie ou cartable à préparer.
Pour les gestes qui reviennent tous les jours, notre tableau de routine du matin et du soir à imprimer peut compléter ce planning : la semaine montre les grands rendez-vous, pendant que la routine détaille les étapes du quotidien.
Gardez aussi une place pour un moment choisi par votre enfant : dessiner, jouer, lire ou retrouver un ami. Une case vide peut tout simplement rester vide.
4. Affichez le planning et choisissez votre façon de l’utiliser
Placez-le à un endroit où votre enfant peut le lire et l’atteindre. Vous avez trois possibilités.
✔️ Écrire directement, pour commencer tout de suite.
Remplissez les cases sur le papier et entourez le jour actuel. Aucun autre matériel n’est nécessaire.
✔️ Ajouter des cartes si votre enfant en a envie.
Imprimez les cartes en A4 portrait à 100 %, découpez celles qui vous servent et fixez-les avec de la pâte adhésive repositionnable, si vous en avez.
Sur le modèle 6-8 ans, placez la carte sous le bon jour, dans la ligne matin, après-midi ou soir.
Sur le modèle 9-12 ans, choisissez la catégorie : la carte « École » dans « Cours / journée », « Devoirs » dans « Devoirs / à rendre », et « Sport » ou « Sortie » dans « Activités / temps libre ».
Vous pouvez écrire les précisions à côté, si la place le permet, ou remplir la case directement au stylo.
✔️ Réutiliser avec une pochette si vous préférez effacer.
Glissez la feuille dans une pochette transparente et écrivez sur la pochette avec un feutre effaçable à sec. La plastification n’est pas nécessaire.
5. Ajustez la semaine ensemble
Quand un événement change, modifiez le planning. En fin de semaine, regardez ce qui a été utile et ce qui peut être simplifié.
Vous pouvez demander à votre enfant : « Qu’est-ce que tu veux retrouver la semaine prochaine ? » ou bien « Quelle information t’a manqué ? »
Le planning doit suivre votre vie de famille.
Sur le modèle 9-12 ans, la rubrique « Mes 3 priorités » peut accueillir une petite étape choisie par votre enfant : préparer son sac de sport ou avancer dans un projet.
Pour aller plus loin, découvrez comment l’aider à fixer et atteindre ses objectifs personnels.
Un exemple pour démarrer
Dans une semaine, votre enfant peut noter l’école dans la journée, une poésie à préparer avant jeudi et le sport du mardi à 17 h.
Le rappel « tenue de sport » va dans les affaires à préparer. Le week-end garde de la place pour une sortie, du jeu et du repos.

Exemple de semaine à adapter à votre famille : les horaires d’école, les devoirs et les activités peuvent être différents.
Laissez votre enfant participer
Proposez-lui de choisir ses mots, de dessiner un repère ou de noter une activité qu’il attend.
Pour les plus jeunes, vous pouvez écrire avec eux. Pour les plus grands, laissez-les remplir ce qu’ils connaissent, puis vérifiez ensemble les horaires et les échéances.
Vous pouvez aussi lui demander ce qu’il souhaite garder visible : les activités, les devoirs à rendre ou les affaires à préparer. Il n’est pas nécessaire de tout noter.
Si vous souhaitez préciser ce dont il s’occupe régulièrement à la maison, utilisez un tableau des responsabilités à la maison en complément.
Gardez ici les rappels utiles pour la semaine, sans recopier toutes les tâches sur plusieurs supports.
Laissez de la place aux pauses et aux changements. Si une partie du planning ne sert pas, simplifiez-la. L’objectif est que votre enfant puisse consulter sa semaine et y retrouver les informations qui lui sont utiles.
Si vous avez aussi besoin de rendre les règles d’écran plus claires, notre planning du temps d’écran à imprimer permet de les noter séparément. Le planning de la semaine garde ainsi de la place pour l’ensemble des activités.
Questions pratiques
Puis-je imprimer en noir et blanc ?
Oui. Le kit comprend une version économe en encre, avec des fonds blancs et des contours lisibles. Les intitulés permettent de comprendre les pages sans dépendre des couleurs.
Faut-il découper les cartes ?
Non. Vous pouvez imprimer uniquement votre planning et écrire dans les cases. Les cartes sont une option pour les enfants qui aiment déplacer des repères visuels.
Puis-je utiliser un feutre ?
Oui, un feutre fin convient pour écrire sur la feuille. Si vous voulez effacer et recommencer, utilisez une pochette transparente et un feutre effaçable à sec sur la pochette.
Que faire si la semaine change ?
Corrigez l’information sur le papier, effacez-la sur la pochette ou déplacez la carte. Si la feuille devient difficile à lire, vous pouvez réimprimer le modèle.
Il n’est pas nécessaire de refaire tout le planning pour un seul changement.
Peut-on aussi l’utiliser pendant les vacances ?
Oui. Remplacez les cours par les sorties, les visites et les moments de repos.
Si vous préparez un séjour et recherchez « bons plans avec des enfants en semaine sainte Málaga », vous pouvez ensuite noter les activités retenues dans le planning.
Pour choisir les sorties et vérifier leurs horaires, consultez les informations locales à jour ; le kit sert à organiser votre semaine.
Le kit complet est disponible dans le formulaire en haut de cette page.
by Dr Gervais Kamga | 5 Oct 2026 | Astuces pour Parents
En bref
Un enfant qui ne veut pas faire ses devoirs ne voit souvent pas à quoi ça sert, doute d’en être capable ou se sent trop contrôlé.
✔️ « À quoi ça sert ? » est la question qui compte le plus. C’est elle qui prédit le mieux la motivation des élèves du secondaire (Viau, Université de Sherbrooke).
✔️ Les devoirs aident surtout au secondaire. Au primaire, leur lien avec les notes est presque nul (Cooper, Université Duke).
✔️ L’effort compte plus que le temps. Une heure sur un devoir peut vouloir dire « il travaille fort » ou « il est bloqué » (Trautwein, Université de Tübingen).
✔️ Plus d’aide n’est pas toujours une meilleure aide. Un parent qui fixe un cadre clair aide. Mais contrôler ou forcer l’aide sans qu’on le demande peut parfois nuire (Pomerantz ; Patall et Cooper).
✔️ Vers 12-14 ans, l’implication des parents marche le moins bien. C’est le moment de garder les règles et de lâcher le détail.
Alors pour un enfant qui ne veut pas faire ses devoirs, il vaut mieux distinguer plusieurs problèmes possibles:
1️⃣ Il ne veut pas commencer. Cela peut ressembler à de la procrastination.
2️⃣ Il commence puis abandonne. La difficulté peut être la persévérance, la compréhension ou le sentiment de compétence.
3️⃣ Il ne voit aucune raison de le faire. Ici, le problème peut être la valeur qu’il donne au travail.
Chaque devoir devient une bataille avec vous, parents. Le problème n’est alors plus seulement le devoir : le contrôle parental peut lui-même faire partie du conflit.
Dans cet article:
☑️ Outil
Les devoirs virent à la bataille chaque soir ?
Faut-il insister davantage, le laisser se débrouiller ou changer de méthode ? Faites ce quiz pour identifier les points de blocage de votre enfant et recevez 5 actions concrètes pour qu’il retrouve l’envie de travailler. Gratuit.
➡️ IDENTIFIER SES POINTS DE BLOCAGE
Pourquoi un enfant refuse de faire ses devoirs
Un enfant fait ses devoirs quand il répond « oui » à trois questions. S’il répond « non » à une seule, il bloque.
C’est le modèle de Rolland Viau, chercheur québécois de l’Université de Sherbrooke. Les trois questions que l’enfant se pose sans le dire :
- « À quoi ça sert ? » (la valeur)
- « Suis-je capable ? » (la compétence)
- « Est-ce que j’ai mon mot à dire ? » (le contrôle)
Dans une étude de Viau auprès d’élèves du secondaire, c’est la première question, « à quoi ça sert ? », qui prédisait le mieux la motivation.
Un ado qui ne voit pas l’utilité d’un devoir aura beaucoup de mal à s’y mettre, même s’il en est capable.
Faire semblant de s’en ficher, c’est parfois se protéger.
Le psychologue Martin Covington a montré qu’un élève qui a peur d’échouer préfère parfois ne pas essayer. Comme ça, s’il rate, personne ne peut dire qu’il n’est pas capable.
L’effort compte plus que le temps.

L’équipe d’Ulrich Trautwein (Université de Tübingen) a suivi 1 915 élèves de 13-14 ans. Elle a trouvé cinq types d’élèves face aux devoirs :
| Type |
Ce qui se passe |
| L’élève rapide |
Peu de temps, mais bon effort |
| Le travailleur |
Beaucoup de temps et beaucoup d’effort |
| L’élève moyen |
Ni trop, ni trop peu |
| L’élève en difficulté |
Beaucoup de temps, mais ça ne rentre pas |
| Le minimaliste |
Le moins possible |
Une grande méta-analyse sur la motivation scolaire a conclu que:
La motivation intrinsèque est associée à la réussite et au bien-être, tandis que la perception d’une raison ou une valeur personnelle dans le travail est particulièrement liée à la persévérance.
À l’inverse, une motivation surtout fondée sur la récompense ou la peur de la punition n’était pas associée à une meilleure performance ni à une plus grande persévérance.
Donc, évitez cette pensée:
« Il faut simplement lui donner envie. »
Avant de chercher comment le motiver:
« Cherchez ce qui bloque : commencer, comprendre, persévérer, s’organiser ou voir l’intérêt du travail. »
Deux enfants peuvent donc passer une heure sur leurs devoirs pour des raisons opposées. L’un travaille fort ; l’autre est bloqué. Le temps seul ne dit pas ce qui se passe.
Autre détail intéressant :
Les filles font en moyenne plus de devoirs que les garçons, en partie parce qu’elles gèrent mieux leurs émotions et leur motivation face à la tâche.

Mon ado ne veut pas faire ses devoirs: Que faire?
Le signal important pour votre ado est surtout le changement ou l’extension du problème.
Par exemple :
- L’ado refusait rarement ses devoirs et, depuis quelques semaines, refuse soudainement tout travail.
- Il/elle ne dit plus seulement « je ne veux pas faire mes devoirs », mais « je ne veux plus aller à l’école ».
- Il/elle semble très anxieux, triste ou en détresse face à l’école.
À ce stade, il faut chercher ce qui se passe avec l’ado plutôt que de renforcer simplement les sanctions.
Les revues sur le refus scolaire montrent notamment des liens importants avec l’anxiété et avec différents besoins ou problèmes liés à l’école.
Une revue systématique a identifié l’anxiété et les besoins d’apprentissage parmi les principaux facteurs distinguant les jeunes présentant un refus scolaire des autres élèves.
Une autre revue de 30 études confirme une relation étroite entre refus scolaire et différentes formes d’anxiété.
Ceci peut signaler une difficulté scolaire ou psychologique plus large. Si votre ado semble surtout triste ou sans énergie, lisez aussi comment faire face à un ado dépressif.
Quand l’aide des parents aide, et quand elle nuit
Aider plus ne veut pas dire aider mieux. C’est la façon d’aider qui fait la différence.
« Plus n’est pas toujours mieux. » Le titre de l’étude de référence d’Eva Pomerantz le dit déjà.
Les parents qui laissent de l’autonomie à leur enfant l’aident à mieux réussir. Les parents qui contrôlent tout freinent sa réussite scolaire, et cet effet dure jusqu’à l’adolescence.
Ce que les experts recommandent :
1. Les règles aident plus que l’aide directe.
Dans la synthèse d’Erika Patall et Harris Cooper (2008), fixer des règles claires (un moment, un endroit pour les devoirs) était plus lié à la réussite que les autres façons de s’impliquer.
2. L’aide non demandée peut nuire.
Selon les élèves eux-mêmes, l’aide peut parfois faire plus de mal que de bien quand le parent intervient sans qu’on le lui demande, ou quand il est perçu comme envahissant.
3. Au début du secondaire, ça se complique.
L’implication des parents dans les devoirs est liée à de meilleurs résultats au primaire et en fin de secondaire, mais à de moins bons résultats autour de 12-14 ans.
C’est l’âge où l’enfant veut le plus décider seul.
4. Les parents formés font la différence.
Quand on montre aux parents comment s’impliquer, les devoirs sont plus souvent faits et il y a moins de problèmes. Ce résultat vient de 14 études.
Le détail qui surprend :
Dans une étude auprès d’enfants de 3e année, les enfants se sentaient plus contrôlés que leurs parents ne le pensaient.
Et l’aide aux devoirs déclarée par les parents prédisait de moins bons résultats en lecture et en maths, alors que le soutien à l’autonomie en prédisait de meilleurs.
Ce que vous voyez comme de l’aide, votre enfant peut le vivre comme de la surveillance.
☑️ Outil
Les devoirs virent à la bataille chaque soir ?
Faut-il insister davantage, le laisser se débrouiller ou changer de méthode ? Faites ce quiz pour identifier les points de blocage de votre enfant et recevez 5 actions concrètes pour qu’il retrouve l’envie de travailler. Gratuit.
➡️ IDENTIFIER SES POINTS DE BLOCAGE
Conseils aux parents pour les devoirs

Passez du rôle de surveillant à celui de consultant. Vous fixez le cadre ; votre enfant gère le contenu.
C’est aussi ce que proposent le neuropsychologue William Stixrud et Ned Johnson dans The Self-Driven Child (2018) : l’autonomie est la clé de la motivation.
Chaque conseil ci-dessous vient d’une des études approfondies et de notre expérience après presque une décennie de travail de coaching avec les jeunes de Montréal.
1. Fixez un moment et un endroit.
C’est la forme d’aide la plus efficace selon Patall et Cooper. Le reste, laissez votre enfant le gérer. Une routine du soir simple suffit souvent.
2. Aidez quand il le demande.
« Je suis là si tu bloques » vaut mieux que de vous asseoir à côté de lui sans y être invité.
3. Répondez à « À quoi ça sert ? ».
C’est la question qui pèse le plus selon Viau. Reliez le devoir à quelque chose qui compte pour votre enfant.
4. Coupez en petits morceaux. Un enfant qui se sent capable s’y met plus facilement.
5. Laissez-lui des choix. Par quelle matière commencer, avant ou après la collation. Choisir, c’est sentir qu’on a du contrôle.
6. Regardez l’effort, pas le chrono. Une heure à bloquer ne vaut pas 20 minutes concentrées. Félicitez la concentration, pas le temps passé.
7. Si ça s’éternise chaque soir, parlez au prof. Un devoir trop long est souvent un signe de difficulté, pas de paresse.
8. Entre 12 et 14 ans, reculez d’un pas. C’est l’âge où l’implication des parents est la moins utile. Gardez les règles, lâchez le contrôle du détail.
Vous vous demandez à quel âge un enfant peut faire ses devoirs seul ? Voici nos repères.
En conclusion
Ce que disent les meilleures synthèses…
Le résultat le plus important est assez clair : aider beaucoup un enfant à faire ses devoirs n’est pas forcément mieux que de l’aider.
Dans l’ensemble, un type d’aide ressortait positivement : le soutien à l’autonomie.
Autrement dit, aider l’enfant à prendre en charge son travail semble plus utile que le surveiller ou intervenir constamment dans le contenu.
by Dr Gervais Kamga | 27 Sep 2026 | Astuces pour Parents
Ce tableau de règles de vie à la maison vous aide à mettre par écrit, avec votre enfant, ce que chacun doit respecter au quotidien.
Des règles de vie à la maison claires, posées ensemble, aident vraiment.
Téléchargez gratuitement votre tableau de règles de la maison, à imprimer en PDF et à afficher sur le frigo ou sur un mur.
Vous recevez deux pages à imprimer :
– Un modèle avec six règles déjà écrites, que vous pouvez utiliser tel quel,
– Et un modèle vierge pour choisir ensemble les règles qui conviennent à votre famille.
Prenez quelques minutes pour en discuter, écrivez vos règles sur la page vierge, puis affichez celle que vous avez choisie dans un endroit visible pour pouvoir vous y référer quand c’est nécessaire.
Pas besoin d’un règlement de 30 pages, juste quelques repères concrets que tout le monde comprend et applique.
Le reste de cet article vous montre comment installer des règles simples, bienveillantes et applicables tout de suite, avec des exemples tirés de la vraie vie d’ici, souper de semaine compris.
Pourquoi des règles, et pourquoi maintenant
Quand les repères sont ambigus, les malentendus se multiplient, les tensions montent vite et chacun finit par se sentir incompris.

À l’inverse, des règles formulées positivement et expliquées avec des mots d’enfants servent de balises.
Elles rappellent quoi faire, quand le faire et pourquoi. Elles protègent le respect, la sécurité, l’entraide, l’hygiène, la politesse et le calme dans les moments clés de la journée.
Poser des règles ne veut pas dire multiplier les interdits. L’idée est de choisir quelques principes essentiels et de les exprimer de façon positive.
Par exemple, on préfère dire « je parle calmement » plutôt que « ne crie pas ». Cette façon de formuler aide l’enfant à visualiser ce qui est attendu.
Comment bâtir des règles de vie à la maison qui tiennent la route
Mettre en place des règles claires, simples et bienveillantes à la maison, ça change l’ambiance pour tout le monde. Plusieurs auteurs reconnus en parentalité positive vont dans ce sens.

On s’assoit ensemble, sans distraction. On explique que le but est d’améliorer l’ambiance et de simplifier la vie de tout le monde.
Les parents commencent par écouter. Qu’est-ce qui est difficile en ce moment, selon chacun ? Quelles petites habitudes aideraient la famille ? Cette écoute permet aux enfants de se sentir impliqués.
Pas besoin d’une longue liste. Six à dix règles suffisent pour commencer. On les formule positivement, on précise un exemple concret et on rappelle la raison.
Restez réalistes et peu nombreux. Quelques règles claires valent mieux qu’une longue liste impossible à suivre. Au besoin, on réexplique et on ajuste.
Chaque règle est reliée à un principe simple. Par exemple, parler calmement protège le respect. Ranger ses affaires protège la sécurité et fait gagner du temps.
Kim John Payne, avec l’autorité bienveillante, propose des limites positives, ajustées à l’âge et expliquées calmement.
On affiche les règles dans un endroit visible. Une fois par mois, on les relit ensemble, on célèbre ce qui va bien et on ajuste si nécessaire.
Les rappels calmes et réguliers valent mieux que les réprimandes. La constance construit l’habitude.
Ensuite, on formule les règles positivement, inspiré du guide Les règles positives de la famille, afin de dire ce qu’on veut voir plutôt que ce qu’on veut éviter.
Exemples de règles de vie prêts à adapter chez vous

Voici des exemples de règles courantes. À adapter selon l’âge des enfants et la culture de la maison.
Respecter les autres. On évite de crier quand quelqu’un parle, on dit bonjour et merci, on partage ses jouets.
Aider dans la maison. On range ses affaires après usage, on met la table, on participe au ménage selon l’âge.
Bien se comporter à table. On attend que tout le monde soit servi, on dit merci, on discute calmement.
Hygiène. Mains lavées avant de manger, dents matin et soir, douche régulière.
Sécurité et routines. Ceinture en voiture, heure de coucher respectée, on ne prend pas d’aliments à risque sans permission.
Temps d’écran et loisirs. On limite les écrans et on privilégie des activités calmes avant le dodo. Testez un défi sans écran d’une semaine pour repartir sur de bonnes bases
Chaque famille peut ajouter ses propres règles selon ses besoins, par exemple le partage des tâches ou des règles de civilité numérique. L’important est que tout le monde les comprenne et sache pourquoi elles existent.
Pack Gratuit à Imprimer, 2 Modèles de Règles de Vie à la Maison complémentaires

Pour vous simplifier la vie, voici trois modèles au format « maison ». Ils sont pensés pour être imprimés et affichés dans un endroit visible.
Si vous préférez un format visuel, vous pouvez aussi utiliser notre modèle de règle de vie a la maison en image avec des pictos simples.
1. Modèle 1 – Tableau règles de la maison à imprimer
Un tableau de règles de la vie à imprimer clair et positif, déjà rempli d’exemples concrets. Collez-le au frigo pour réduire les chicanes, structurer les routines et rappeler les règles sans crier.
2. Modèle 2 – Vierge: Comportement règle de la maison à imprimer
Un tableau de règles de vie à la maison à imprimer que la famille remplit ensemble (à compléter avec vos mots et des pictos simples).
Chaque membre signe, ce qui renforce l’engagement et la constance.
Parfait pour clarifier les attentes et responsabiliser les plus grands. Chaque membre peut signer pour marquer son engagement.
L’affichage dans la cuisine ou le corridor aide à s’en souvenir au quotidien.
Téléchargez le pack gratuit et affichez-le à la maison. Imprimez, discutez ensemble, signez, puis collez sur le frigo. Vous verrez rapidement plus de calme, plus d’autonomie et des routines qui tiennent.
Astuce pratique: Fixez un moment par mois pour relire les règles ensemble, célébrer ce qui va bien et ajuster ce qui accroche. Les enfants se sentent impliqués, et la coopération monte d’un cran.
Pourquoi impliquer tout le monde

L’adhésion passe par la participation.
Quand les enfants prennent part au choix des règles, ils comprennent mieux leur sens et s’y tiennent plus volontiers. Ils se sentent considérés, ce qui augmente la coopération.
Les parents donnent le cap.
Ils restent garants des limites. Ils expliquent, reformulent et rappellent. La bienveillance et la constance montrent que les règles ne changent pas au gré de l’humeur.
Le cadre est sécurisant.
Des règles cohérentes et stables réduisent les incertitudes du quotidien. Tout le monde sait quoi faire et pourquoi, ce qui limite les conflits et les négociations sans fin.
L’exemple compte.
Les parents incarnent les règles en parlant calmement, en écoutant, en disant merci. Le modèle donne envie d’imiter
Pour aller plus loin, en toute simplicité
- Poser des limites sans crier. Des repères fermes et respectueux, c’est possible, avec des outils concrets dans Éduquer sans crier.
- Co-construire en famille. L’approche de Thomas Gordon encourage à discuter, à définir et à appliquer les règles ensemble.
- S’inspirer d’un guide prêt à l’emploi. Le livre Les règles positives de la famille propose des règles simples et positives, faciles à adapter.
- Des limites ajustées à l’âge. L’ouvrage L’autorité bienveillante aide à calibrer les attentes selon l’étape de développement.
by Dr Gervais Kamga | 20 Sep 2026 | Astuces Études, Astuces pour Parents
Marre des matins désorganisés, des devoirs interminables et des rappels constants ?
Imprimez notre tableau routine du matin et du soir en pdf, pour aider vos enfants à mieux s’organiser, et à être plus autonomes. Vivez des journées plus calmes.
Téléchargez les 4 fiches GRATUITEMENT ici : 2 routines déjà remplies + 2 modèles personnalisables pour vous.
Vous pouvez modifier ce tableau de routine du matin et du soir pdf gratuit et l’adapter à votre convenance.
Mais avant de le faire, il vaut mieux lire cet article jusqu’à la fin pour comprendre comment les experts recommandent d’utiliser ces routines pour obtenir les meilleurs résultats.
Et si vous avez de la difficulté à faire suivre une routine à vos enfants, vous trouverez ici des conseils simples et efficaces pour les aider à aimer accomplir leurs tâches.
Nous verrons également que nous sommes au bon moment pour essayer d’en créer une adaptée à la rentrée scolaire, qui pourra tenir jusqu’à la prochaine rentrée !
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Qu’est-ce qu’une routine?
Une routine se compose généralement d’actes simples, qui se répètent régulièrement et qui finissent par devenir familiers.
Nous avons parlé des enfants en bas âge, mais cela vaut également pour tout le monde, à tous les âges et dans des situations diverses et variées.
- Les programmes de rééquilibrage alimentaire se basent essentiellement sur des routines de repas, avec des aliments et des heures précises. Ces programmes comportent souvent des séances de sport. Elles aussi sont des enchaînements d’exercices précis avec une fréquence et un nombre de répétitions donnés.
- Beaucoup de personnes ont cette “habitude” de prendre un café avant de travailler, ou encore d’écouter le journal en allant au travail.
- La célèbre tenniswoman Serena Williams a livré sa routine particulière : réveil à 7 heures, entraînements, cours de danse et bien d’autres activités.

Routine journalière de Serena Williams, par Owaves.
Détails sur notre tableau routine à imprimer gratuit recommandée (exemple)

Voici un exemple d’emploi du temps ou de tableau de routine à imprimer, optimisé sur 24 h pour un élève type.
Routine Du Matin
Cet horaire vise à couvrir les besoins d’un enfant/ado moyen en semaine scolaire, en tenant compte des variations possibles entre 7 ans (école primaire) et 17 ans (fin du secondaire) :
– 6h30 – Réveil :
L’enfant se lève à la même heure chaque jour (± 15 min). Il a suffisamment dormi (~10 h pour un enfant, ~8-9 h pour un ado) grâce à un coucher précoce la veille.
On ouvre les rideaux, on s’étire et on démarre calmement. Pas de smartphone au saut du lit – on évite de consulter les écrans dès le réveil pour ne pas perdre de temps.
– 6h45 – Toilette et habillage :
L’enfant fait son lit, passe à la salle de bains (toilette du matin, se brosser les dents, etc.) et s’habille avec les vêtements préparés la veille si possible (gain de temps et moins de stress matinal).
Ce rituel matinal structuré donne le ton de la journée.
– 7h00 – Petit-déjeuner équilibré :
Toute la famille prend un petit-déjeuner sain ensemble si possible.
Par exemple : un bol de céréales riches en fibres ou de pain complet, un fruit, un produit laitier (lait ou yogourt) ou un produit protéiné alternatif et de l’eau. On discute tranquillement des plans de la journée.
Ce repas assure l’énergie pour tenir toute la matinée et améliore les performances scolaires prouvées en début de journée (Éviter de sauter le petit-déj – “un cerveau bien nourri est un cerveau qui apprend mieux” pourrait être la devise.)
– 7h30 – Préparation et départ à l’école :
L’enfant termine de préparer son cartable (idéalement déjà rangé la veille après les devoirs). On vérifie qu’il a tout (devoirs faits, livres, lunch, bouteille d’eau, vêtements de sport si besoin).
La routine du matin doit inclure ces vérifications pour éviter les oublis à l’école. Le départ de la maison se fait à une heure fixe (ex. 7h30 ou 7h45 selon la distance).
Si l’école est proche, marche ou vélo jusqu’à l’école; sinon, marche jusqu’à l’arrêt de bus. Le trajet est l’occasion de se dégourdir les jambes et d’arriver physiquement et mentalement éveillé en classe.
– 8h00 – 15h00 – Journée scolaire :
Pendant la classe, l’élève suit l’horaire normal de l’école. Grâce à sa bonne nuit de sommeil et à son petit-déjeuner, il est attentif en cours dès la première période.
À la récréation (matin et midi), il profite pour bouger et jouer activement (courir, jouer au ballon, sauter à la corde, etc.), ce qui le rend plus concentré par la suite.
Au dîner (12 h), il mange un lunch équilibré (incluant fruits/légumes, protéines, etc.) et boit de l’eau. Après le repas, s’il en ressent le besoin et si l’école le permet, il peut faire 10 minutes de relaxation (lecture calme, repos) pour recharger ses batteries.
Sinon, il reprend les cours de l’après-midi en étant encouragé à participer activement (poser des questions, travailler en équipe…) – une bonne routine scolaire inclut l’engagement en classe.
– 15h30 – Retour à la maison et collation :
L’école finie, l’enfant rentre (par ex. marche de 15 min pour bouger un peu après les heures assises). À son arrivée vers 15 h 30-16 h, on prévoit une collation saine (fruit, fromage, noix ou yogourt, évitant les sucreries trop riches) pour recharger l’énergie.
Ce moment marque une coupure entre l’école et les activités à la maison. L’enfant peut discuter de sa journée avec ses parents et se détendre un peu.
La Routine du Soir
Après l’école, la routine du soir peut varier d’une famille à l’autre et d’un enfant à l’autre.
Nous proposons une routine équilibrée, qui laisse de la place au repos, aux passions, au temps en famille et au temps d’étude.

– 16h00 – Temps de pause/détente :
Avant de se replonger dans le travail scolaire, il est bon d’accorder à l’enfant 30–60 minutes de temps libre. Par exemple, jouer dehors si le temps le permet, faire du vélo, dessiner, construire avec des Lego ou tout simplement se reposer.
Pour un ado, cela peut être écouter de la musique, prendre un goûter en lisant ou un petit tour dehors.
Ce break est important pour décompresser après l’école et permet ensuite de se concentrer mieux sur les devoirs.
(Si l’enfant a une activité extrascolaire certains jours – sport, cours de musique – cela peut occuper cette période.) On ajustera alors la séquence de devoirs plus tard.
– 17h00 – Devoirs et étude :
Après la pause, l’élève commence ses devoirs quotidiens à une heure fixe (par ex. ~17 h chaque jour). On s’installe dans un coin tranquille, bureau rangé, bonne lumière. Durée : suivre la règle des 10 min/année scolaire.
Ainsi, un élève de CE2 (~Grade 3) travaillera ~30 min, un 6e ~60 min, un 3e ~90 min, un lycée ~1h30-2h. On veille à ce que la séance ne dépasse pas 2 heures, même pour un lycéen intensif, car au-delà l’efficacité chute et cela empiète sur le reste de la routine.
Durant les devoirs, aucun écran ni distraction : idéalement, le téléphone est éteint ou hors de la pièce, la TV est coupée.
Le parent peut rester disponible en soutien (surtout pour les plus jeunes), sans faire le travail à sa place – l’enfant doit apprendre de ses erreurs et réussir par lui-même, ce qui renforce sa confiance en lui.
Si l’enfant finit plus tôt que prévu, on peut relire une matière, pratiquer la lecture ou travailler un projet personnel.
S’il a du mal à se motiver, on peut fractionner : ex. 30 min de devoirs, petite pause de 5 min, puis on reprend 30 min (timer visible à l’appui).
Routine hebdomadaire : les grands travaux ou études pour contrôles peuvent être répartis sur plusieurs jours à l’avance plutôt que la veille – encourager un peu chaque soir.
– 18h30 – Activité physique / temps libre :

Photo par Clique Images sur Unsplash
Une fois les devoirs terminés (disons vers 18 h pour un élève plus jeune, 18 h 30 pour un plus âgé), la fin d’après-midi est consacrée à une activité physique ou de loisir pour se changer les idées.
S’il n’a pas eu de sport plus tôt, c’est le moment de jouer dehors, faire du jogging, aller au parc ou participer à son entraînement de sport (football, natation, arts martiaux, etc. selon le jour).
L’objectif est d’atteindre au moins 60 minutes d’activité au total sur la journée, donc cette plage peut compléter ce qui manque.
Pour un enfant non sportif, une simple promenade avec le chien, un jeu de ballon avec les voisins ou de la danse sur de la musique à la maison peut suffire.
L’important est de ne pas passer tout le restant de la journée assis – bouger améliore la santé et même la réussite scolaire.
Alternativement ou en complément, c’est aussi un moment où l’enfant peut s’adonner à une passion (instrument de musique, bricolage, etc.), ce qui enrichit son développement.
– 19h30 – Dîner en famille :
Vers 19 h, 19 h 30, on passe à table pour le repas du soir. L’idéal est de dîner en famille, sans télévision ni appareils, afin de discuter de la journée de chacun.
Ce moment renforce les liens familiaux et permet aux parents de suivre la vie scolaire de l’enfant (intérêts, difficultés éventuelles).
Le repas du soir doit être équilibré (légumes, protéines, féculents complets) mais léger en quantité, pour bien digérer avant la nuit.
On peut impliquer l’enfant dans de petites tâches (mettre la table, aider à préparer un plat simple), ce qui développe son autonomie.
On profite de ce moment pour rappeler les points importants du lendemain (ex. « N’oublie pas ton cours de piano demain après l’école » ou « Contrôle d’histoire jeudi : on fera une dernière révision demain soir »).
Rire et échange à table contribuent au bien-être émotionnel, un facteur souvent sous-estimé de la réussite scolaire.
– 20h15 – Temps calme du soir :
Après le souper, c’est le début de la routine du soir. En semaine, on évite de repartir dans des activités trop stimulantes.
Par exemple, fin des écrans récréatifs à 20 h pour tout le monde.
Si l’enfant a terminé ses devoirs plus tôt et qu’il lui restait du temps d’écran non utilisé, on peut éventuellement autoriser un petit 30 min de jeu vidéo ou d’émission éducative juste après le dîner, mais pas au-delà de 20 h pour respecter la règle de l’écran éteint 1 h avant le coucher.
Ensuite, on peut proposer des activités calmes : jouer un peu ensemble (jeu de société rapide, puzzle), préparer les affaires du lendemain (choisir la tenue du jour suivant, vérifier le sac d’école avec les livres et cahiers selon l’horaire, signer les mots des profs si besoin).
Ce rituel de préparation évite les urgences du matin. C’est aussi le moment pour la douche ou le bain du soir, qui aide à la détente.
Entre 20 h et 21 h, la maisonnée devrait progressivement baisser d’intensité lumineuse et sonore : lumières tamisées, voix calmes, ce qui signale au cerveau qu’on va se coucher bientôt.
– 20h45 – Lecture et coucher :
Enfin, environ 30 minutes avant l’heure de dormir, l’enfant se met en mode “pré-dodo”. Vers 20h45 (pour un plus jeune) ou 21h30–22h (pour un ado, selon l’horaire de sommeil visé), il s’installe au lit avec un livre.
La lecture du soir, qu’elle soit faite par le parent (histoire lue aux plus petits) ou en autonomie, est à la fois relaxante et stimulante intellectuellement.
Lire un livre chaque soir fait partie intégrante d’une routine scolaire optimale, car cela enrichit le vocabulaire et la réussite scolaire au fil du temps tout en aidant l’enfant à tomber de sommeil naturellement.
Pas de tablette ni de téléphone au lit – uniquement éventuellement une liseuse sans lumière bleue ou un livre papier.
Après 15–30 minutes de lecture, de plaisir, les yeux commencent à picoter : c’est le moment de tout éteindre.
On peut instaurer un petit rituel de bonne nuit (ex. un câlin, une courte discussion positive sur un fait marquant de la journée ou une pensée de gratitude, puis l’extinction des feux).
Heureusement pour vous, nous avons une liste exhaustive des 30 meilleurs livres que vous pouvez offrir à votre enfant ou ado.
Heure de coucher typique : entre 21 h et 21 h 30 en école élémentaire, ~22 h au collège, ~22 h 30 au lycée (à ajuster selon l’âge pour respecter le besoin de sommeil recommandé). L’important est que l’heure soit régulière du lundi au vendredi.
– 21h30 – Nuit paisible :
L’enfant dort dans une chambre propice au sommeil (obscurité, calme, température agréable).
Grâce à l’absence d’écrans récents et à la routine apaisante, il s’endort généralement sans difficulté vers 21 h 30 (ou un peu plus tard pour les ados).
Son sommeil profond pendant ~9–10 heures va consolider les apprentissages de la journée et lui donner l’énergie pour le lendemain.
Les parents veillent aussi à leur propre routine, car un environnement familial calme le soir aide l’enfant à dormir.

– (Optionnel) 6h00 – Variation pour ados en cas de besoin :
Pour les adolescents ayant beaucoup d’activités ou de devoirs, une alternative peut être de se lever 30 minutes plus tôt (6 h au lieu de 6 h 30) pour réviser un peu le matin d’un examen ou terminer un devoir. Le matin, l’esprit est frais après le sommeil.
Cependant, cela ne doit pas empiéter sur le temps de sommeil global sur la semaine. C’est à réserver aux cas exceptionnels où l’ado préfère un court study-time matinal plutôt que de veiller tard la veille.
En général, privilégiez le sommeil la nuit et évitez de créer l’habitude de travailler à l’aube, car le manque de repos accumulé nuirait aux performances.
Cette routine type est à adapter selon l’âge et les obligations (certains adolescents commencent l’école plus tôt le matin ou rentrent plus tard, les heures précises peuvent varier, les activités extrascolaires certains jours peuvent déplacer le temps de devoirs, etc.).
Mais les principes directeurs restent les mêmes : des horaires réguliers, un équilibre entre études, repos, activité physique et loisirs, et des habitudes saines (sommeil, nutrition, lecture, limitation des écrans) soutenues par la science.
Pourquoi les enfants ont-ils besoin d’une routine?
L’un des premiers exercices que nous faisons avec nos élèves dans le cadre de notre programme de coaching scolaire consiste à aider l’enfant à élaborer une routine solide. Une routine que les enfants aiment vraiment et qu’ils peuvent respecter.
L’école en elle-même est une routine. Dès la rentrée scolaire, les cours sont définis à l’avance, suivent un enchaînement précis et sont entrecoupés par des évaluations, pour déterminer le progrès des élèves.
Mais pour beaucoup d’élèves, cette routine peut s’avérer pesante et décourageante. On remarque alors une perte progressive de la motivation, même chez des enfants qui sont bons à l’école.

Photo by Santi Vedrí on Unsplash
Voici quelques raisons pour lesquelles une bonne routine est importante pour les études :
- Elle permet d’appréhender les journées avec confiance, et cela permet donc d’être plus à l’aise à l’école
- Elle permet à l’enfant d’apprendre à planifier ses journées, ce qui développe son sens de l’organisation, de l’adaptation, et de sérieux
- Elle s’avère très utile quand on est face à un enfant en proie à des activités addictives, comme l’addiction aux jeux vidéo, ou le manque de concentration à l’école
- Elle donne également à l’enfant un accès à une certaine autonomie. À force de faire lui-même des activités qu’il a lui-même planifiées, il gagne en confiance et en autonomie
- Une bonne routine, c’est également une assurance pour le parent, qui a une meilleure visibilité des activités de l’enfant. Le parent pourra donc mieux s’impliquer dans les études de l’enfant et mieux comprendre ses points forts et ses faiblesses.
La routine lui permettra donc d’adopter un état d’esprit en adéquation avec ses objectifs et le conduira indéniablement vers la réussite scolaire.
En tant que parent, comment aider son enfant à élaborer une bonne routine ?
Une bonne routine doit comporter des actions simples. Simples dans l’exécution, simples dans la mise en place. Ceci permettra à l’enfant d’appréhender les choses sans pression.
Le timing est également important: si on l’instaure dès la rentrée scolaire, elle aura plus de chances de porter ses fruits. Cela ne veut pas dire que le faire plus tard sera mauvais.
Une routine se doit également d’être personnalisée et adaptée aux besoins de l’enfant.
Il ne sera par exemple pas judicieux de mettre des activités nécessitant des efforts intellectuels importants tard le soir, car cela serait contre-productif.

Photo by Prophsee Journals on Unsplash
La routine ne devrait pas non plus empiéter sur les temps de loisirs. Par loisirs, il est bien évidemment question de loisirs de qualité. Les jeux vidéo, dans une certaine mesure, en font partie, même si l’addiction aux jeux vidéo est un problème réel.
Voici quelques solutions pour stopper cela chez votre enfant.
Une bonne routine doit également être établie avec l’enfant. Il ne faut pas oublier qu’il est au centre des activités; ce sera lui l’exécutant principal des actions.
Il ne faudrait donc pas qu’il le ressente comme une corvée. Cette condition est très importante si on veut avoir des résultats en fin de compte.
Toutefois, une routine prend du temps à être mise en place. Si vous l’instaurez dès la rentrée scolaire, par exemple, il sera primordial de donner à votre enfant suffisamment de temps pour bien comprendre les changements.
Ne soyez pas impatients à l’idée de le voir changer en très peu de temps. Ce ne sera qu’une source de frustration.
Nous sommes cependant conscients que les parents ont de moins en moins de temps, trop pris par le travail. C’est là que vous pouvez faire appel à Move to Top.
Move to Top peut aider votre enfant à créer une routine efficace. Voici comment.
Move to Top est une entreprise qui s’est donné un objectif simple: faire de chaque enfant un leader dans ses études, et dans sa vie.
Pour y parvenir, nous avons placé le développement personnel des jeunes au cœur du programme que nous donnons à nos élèves.
Dès les premières sessions, une prise de contact est faite avec l’enfant, dans le but de le connaître, de comprendre ses besoins et son emploi du temps. Sur cette base, nous élaborons une première ébauche de routine.
Cette routine est entièrement personnalisée et est mise en place par l’élève et son coach.

Photo by Robo Wunderkind on Unsplash
Cette ébauche de routine comporte des actions à poser à l’école, mais aussi à la maison. Il s’agit de choses relativement simples comme ranger ses affaires, ou de choses plus complexes comme réviser ses matières. Mais cela ne s’arrête pas là.
Au fur et à mesure que les séances s’enchaînent, nous adaptons la routine de manière à la rendre plus efficace, plus commode et plus facile à vivre. Vous serez surpris de voir à quel point ces habitudes changeront votre enfant.
Le service de Move to Top ne se limite pas à l’élaboration d’une routine. Nous avons mis en place tout un système reposant sur la gamification, le développement personnel, le leadership et la motivation.
Vous pouvez en savoir plus sur la révolution que nous apportons au soutien scolaire au Canada dans cet article.
Conclusion
En fin de compte, introduire une routine efficace à votre enfant peut littéralement lui changer la vie. Il s’agit de la marque des champions. Et chez Move to Top, nous sommes persuadés qu’il réside un champion ou une championne dans chaque enfant.
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by Dr Gervais Kamga | 1 Sep 2026 | Astuces pour Parents
Un planning du temps d’écran peut aider votre famille à décider clairement quand, où et comment les écrans seront utilisés.
Mais la recherche montre une chose importante : imprimer une feuille ne suffit pas à changer les habitudes à elle seule.
Le planning devient surtout utile lorsqu’il permet de fixer quelques règles simples avec votre enfant, de suivre leur application et de revenir régulièrement dessus.
Vous pouvez télécharger notre planning temps d’écran à imprimer et l’utiliser à la maison comme support pour organiser cette discussion et votre routine familiale.
Qu’est-ce qu’un planning du temps d’écran ?
La famille décide quand, où et comment les écrans seront utilisés, puis garde ces règles sous une forme visible ou facile à consulter.
L’American Academy of Pediatrics propose ce type de Family Media Plan.
Pourquoi mettre les règles sur papier ?
Des règles comme « passe moins de temps sur ton téléphone » restent très vagues. Un planning permet de les transformer en décisions beaucoup plus précises.
Il peut par exemple servir à définir des moments sans écran, des lieux sans écran, un objectif ou un budget réaliste et les activités que la famille veut protéger, comme le sommeil et les repas.
Le Family Media Plan de l’American Academy of Pediatrics repose justement sur ce type de décisions familiales.
Si vous ne savez pas encore quelle durée viser, notre page sur le temps d’écran recommandé par âge peut vous aider à fixer un point de départ réaliste avant de remplir le planning.
Est-ce qu’un planning suffit pour réduire le temps d’écran ?

Non. La meilleure étude directement consacrée à ce type de plan montre qu’un planning utilisé seul peut être insuffisant.
En 2021, une étude publiée dans JAMA Pediatrics auprès de 1 520 duos parent-adolescent a testé le Family Media Use Plan de l’American Academy of Pediatrics auprès de jeunes de 12 à 17 ans.
Le fait de remplir le plan n’a pas amélioré de façon significative le respect des règles familiales par rapport au groupe témoin.
Autrement dit, imprimer un planning et l’afficher ne suffit pas, à lui seul, à transformer les habitudes.
Pourquoi certains plannings finissent-ils par être oubliés ?
L’une des explications était que certaines familles choisissaient trop de règles, sans rappels ni accompagnement.
Le plan imprimé devenait alors facile à oublier. On vous recommande plutôt de choisir quelques priorités adaptées à la famille.
Comment utiliser le planning temps d’écran à la maison

Téléchargez notre planning temps d’écran à imprimer, puis utilisez-le d’abord comme support de discussion avec votre enfant.
Comme pour notre planning des tâches ménagères, l’important n’est pas la feuille elle-même, mais la routine qu’elle vous aide à construire.
1. Fixer un objectif et suivre les progrès peut être utile
Une expérience publiée dans JAMA demandait d’abord aux enfants de noter leur consommation de télévision et de jeux vidéo.
Ils recevaient ensuite un budget de sept heures par semaine, tandis que leurs parents recevaient des conseils pour les accompagner.
Cette idée de fixer un cap clair rejoint des principes plus larges pour atteindre ses objectifs, que ce soit pour les écrans ou pour autre chose.
Les enfants participant au programme ont davantage réduit leur consommation de télévision que ceux du groupe témoin.
Le rôle des parents dans ce genre de démarche n’est pas juste de surveiller : savoir motiver son enfant pendant le processus semble faire une vraie différence.
2. Le planning fonctionne mieux lorsqu’il fait partie d’une démarche familiale
Une autre étude randomisée auprès de 70 jeunes enfants utilisait des objectifs progressifs pour réduire la télévision et l’ordinateur.
Elle ajoutait l’encouragement des parents et un tableau avec des étoiles.
L’utilisation des écrans a nettement diminué dans le groupe participant au programme. Mais le tableau faisait partie d’un programme plus complet : ce n’était pas la feuille seule qui faisait tout le travail.
Si l’idée d’un tableau avec des étoiles vous parle, notre propre tableau de récompenses à imprimer peut servir de point de départ.
3. Les parents ont aussi besoin de repères simples
En France, le projet FAMINUM a été créé pour aider les familles à mieux gérer les écrans.
Une enquête menée auprès de plus de 800 parents avait notamment montré que beaucoup se sentaient en manque de repères et d’outils pratiques.
FAMINUM permet à chaque famille de créer sa propre charte numérique selon ses besoins et ses priorités.
Le travail mené autour de cet outil a également montré l’importance de proposer des messages simples et cohérents.
4. Construisez les règles avec votre enfant

Créer l’accord avec l’enfant plutôt que pour l’enfant.
L’idée est que discuter et écrire les règles ensemble aide à construire de bonnes habitudes et à développer progressivement l’autorégulation.
C’est exactement le type de compétence qu’on retrouve parmi les compétences utiles dans la vie qu’un enfant développe bien au-delà des écrans.
5. Adaptez le planning à votre enfant
Le eSafety Commissioner propose lui-même des accords familiaux sur la technologie à construire avec les enfants.
Pour les 5 à 8 ans, l’organisme fournit même un modèle PDF à imprimer et à afficher.
Ses recommandations précisent que l’accord doit être adapté à l’âge, au développement et aux besoins de l’enfant.
6. Ne cherchez pas à créer une longue liste de règles
On organise son planning autour de sujets comme les moments sans écran, les lieux sans écran, l’équilibre avec les autres activités, la sécurité numérique et l’utilisation des médias en famille.
Notre version permet de choisir quelques règles adaptées à chaque membre de la famille plutôt que d’imposer une longue liste identique à tout le monde.
Que mettre dans votre planning temps d’écran ?

D’après les éléments retrouvés dans la recherche, un bon planning peut servir à transformer une règle vague en quelques décisions simples.
Vous pouvez notamment y définir:
- Les moments sans écran,
- Les lieux sans écran,
- un objectif ou un budget réaliste,
- les activités à protéger comme le sommeil et les repas,
- ainsi que les règles choisies avec votre enfant.
Ces moments sans écran s’intègrent d’ailleurs très bien à une routine du matin ou du soir déjà en place à la maison.
Prévoyez également une date pour revoir le planning ensemble.
Erreur à éviter : croire que le planning fera tout le travail
Un planning imprimé n’est pas une solution magique.
Le planning est surtout un support pour la conversation, les objectifs, le suivi et la routine familiale.
C’est souvent dans les familles sans aucun cadre que le temps d’écran dérape le plus, parfois jusqu’à ce qu’un jeune devienne accro aux jeux vidéo.
Erreur à éviter : choisir trop de règles
Accumuler les règles peut rendre le planning plus difficile à suivre et plus facile à oublier.
Je vous conseil de vous concentrer sur quelques priorités adaptées à chaque membre de la famille.
Le planning peut ensuite être revu et adapté au fil du temps, plutôt que d’essayer de tout régler en une seule fois.
Et si les règles ne sont jamais respectées peu importe leur nombre, le problème dépasse parfois le planning : notre guide sur un ado qui ne respecte pas les règles peut aider à y voir plus clair.
Erreur à éviter : décider de tout sans votre enfant
Les outils officiels étudiés dans le guide mettent l’accent sur la participation de l’enfant.
Le eSafety Commissioner recommande de construire l’accord avec l’enfant, et non simplement de lui remettre des règles déjà décidées.
Cette façon de donner un rôle actif à l’enfant rejoint aussi les principes derrière notre tableau des responsabilités à imprimer.
À retenir
Un planning temps d’écran à imprimer ne remplace ni le dialogue ni l’accompagnement des parents.
La recherche disponible montre surtout l’intérêt des objectifs clairs, du suivi et de la participation familiale plutôt que celui d’une feuille utilisée seule.
Utilisez donc votre planning pour choisir quelques priorités avec votre enfant, rendre les règles plus concrètes et revenir régulièrement dessus.
C’est ainsi qu’il peut devenir un support pratique pour votre routine familiale.